Samedi 16 mai rassemblement pour la Palestine
Le 133ème rassemblement du Collectif du Cher Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens aura lieu à Bourges le samedi 16 mai. RV à 14h30 devant l’ancienne MCB, place Séraucourt.
Palestine, 78 ans après 1948 : la Nakba est bien plus qu'un souvenir.
Les 15 et 16 mai, nous nous joindrons aux Palestinien-nes pour commémorer le 78ème anniversaire de la Nakba : le processus violent, planifié et organisé, par lequel les milices du mouvement sioniste, puis l'armée du nouvel État d'Israël ont, tout au long de l’année 1948, expulsé 800 000 Palestiniens de leurs villes, villages et terres. La Nakba n’est pas qu’un événement du passé. C’est un processus continu de dépossession et de déplacement forcé du peuple palestinien qui se poursuit sous nos yeux encore aujourd’hui.
À Gaza, les destructions massives, les bombardements, la famine et le confinement de la population dans un espace toujours plus réduit illustrent cette réalité. En Cisjordanie, la colonisation s’accélère, les terres sont confisquées, les communautés palestiniennes attaquées et déplacées. À Jérusalem-Est, expulsions et démolitions se multiplient. En Israël même, les Palestiniens subissent des menaces permanentes, ils sont visés par des lois discriminatoires qui en font des citoyens de seconde zone. Dans les camps de réfugiés au Liban, en Syrie et en Jordanie, les conditions de vie se dégradent sans cesse.
La Nakba est aujourd’hui ouvertement revendiquée par de nombreux responsables politiques israéliens, qui affirment leur détermination à poursuivre ce processus et à « le mener à son terme ». Ce processus s'étend aux pays voisins : en Syrie, au-delà du plateau du Golan annexé illégalement, Israël a étendu le territoire sous son contrôle. Au Liban, l'offensive israélienne lancée le 26 février a fait 2 500 morts, et un million d'habitants sont désormais déplacés. Israël vide le sud du Liban de sa population et détruit méthodiquement ses villages. Comment accepter ce cycle perpétuel de guerre et de conquête ? Israël, de concert avec les États-Unis, a lancé une guerre dévastatrice contre l’Iran, dont les conséquences pour l’économie et la sécurité mondiales sont d’une ampleur imprévisible.
La Nakba n’est pas qu’un souvenir : les 800 000 personnes expulsées en 1948, auxquelles s’ajoutent les 300 000 expulsées en 1967, sont devenues, avec leurs descendants, 5 millions de réfugiés et d’exilés, qui ont un droit inaliénable de retour sur les terres d’où leurs familles ont été chassées.
L’UNRWA, agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens, assure des services essentiels d’éducation, de soins de santé et de sécurité alimentaire. Elle est devenue une cible privilégiée pour Israël : campagnes de dénigrement, interdiction sur le territoire israélien, destruction de son siège à Jérusalem-Est, fermeture de ses écoles dans certains camps comme celui de Shuffat. A-t-on déjà vu une agence officielle des Nations unies se faire interdire par un État membre, qui en détruit le siège en toute impunité ?
Ces 78 ans de la Nakba nous posent une question simple : voulons-nous d’un monde régi par la loi du plus fort, où un peuple peut être expulsé et privé de ses droits, ou d’un monde fondé sur la justice et le respect du droit international ?
Nous exigeons :
- La fin immédiate de l’occupation, de la colonisation et des politiques d’apartheid ;
- L'arrêt immédiat des agressions israéliennes : génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie et à Jérusalem, bombardements et déplacements massifs au Liban
- La protection de l’UNRWA ;
- Le respect du droit au retour des réfugiés palestiniens ;
- L’arrêt du commerce d’armes avec Israël ;
- La suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
Nous saluons les Flottilles de la Liberté, dénonçons leur arraisonnement par Israël dans les eaux internationales, ainsi que la détention de militants par Israël. Nous exigeons du gouvernement français qu’il dénonce ces actes de piraterie et agisse pour la libération immédiate de toute personne qui serait détenue. Nous exigeons l’ouverture complète et sans restriction de la Bande de Gaza à l’aide humanitaire, aux journalistes, et à toutes les personnes qui veulent leur témoigner leur solidarité.
Le collectif Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens du Cher est composé des organisations : Attac18, CNT-SO, FSU, Ki-6-Col’, Cimade, Miranda-Comité de vigilance, LDH section de Bourges, LFI18, Medina, MJCF18, Mouvement de la Paix, NPA18, Palestine18, PCF-Fédération du Cher, PCOF18, POI, Solidaires18, UD-CGT du Cher, Union communiste libertaire.
Contact : Eve-Marie Maniez (06 24 35 36 84) ou Jeannick Leprêtre (06 64 39 43 75)