Rassemblement à Bourges samedi 5 septembre 2026 URGENCE PALESTINE LIBAN

04/09/2026 22:28

Une prison sur terre et dans le ciel

 

À Gaza, les enfants vivent dans une prison à ciel ouvert : la terre leur est devenue dangereuse, et même le ciel semble désormais leur être interdit.

 

Les enfants de Gaza ont grandi au milieu des bombardements, des déplacements et des ruines. Beaucoup ont perdu leur maison, leur école et les espaces où ils avaient l’habitude de jouer. Aujourd’hui, beaucoup vivent sous des tentes, avec une enfance bouleversée par la guerre.

 

Et pourtant, malgré cette réalité, ils continuent de chercher de petits moments de joie. Quelques bouts de papier, un fil et beaucoup d’imagination deviennent un rêve capable de s’élever dans le ciel, leur permettant pendant quelques instants, de rire, d’oublier un peu la fatigue, l’épuisement et la dure réalité dans laquelle ils vivent, un bref moment où ils s’échappent de la réalité, tout simplement cela leur permet de se sentir comme des enfants, qui tentent de récupérer une petite partie de la vie que la guerre leur a volée.

 

Mais sous l’occupation israélienne, les notions de l’enfance et de l’innocence semblent perdre leur sens, surtout lorsqu’il s’agit de Gaza. Ils saisissent le moindre prétexte pour justifier de nouvelles frappes sur Gaza. Aujourd’hui, même les cerfs-volants utilisés par les enfants sont présentés comme une menace sécuritaire. Le ministre israélien de la Défense a ordonné à ses forces déployées autour de la bande de Gaza de prendre pour cible les personnes qui lanceraient des cerfs-volants, les considérant désormais comme faisant partie de la zone de ciblage, et d’évacuer les zones d’où ils seraient lancés.

 

Ainsi, les réseaux sociaux regorgent de messages appelant les parents à empêcher leurs enfants de jouer avec des cerfs-volants, par crainte qu’un simple jeu d’enfant ne les expose au danger.

 

Le 23 août, une zone résidentielle à El Zawaida, dans le centre de la bande de Gaza a été bombardée. Le bombardement a fait des victimes civiles, dont un enfant de quatre ans. Et cette attaque est intervenue dans un contexte où les autorités israéliennes menaçaient de prendre pour cible les personnes lançant des cerfs-volants depuis Gaza. Alors que c'était des enfants qui jouaient avec ces cerfs-volants.

 

Une situation tragique qui pèse encore davantage sur les épaules des enfants et de leurs parents, en cette période de l’année où ils avaient l’habitude de pratiquer leur jeu préféré, malgré toutes les épreuves et les conditions difficiles qu’ils traversent.

 

Leur interdire de jouer avec un cerf-volant, c’est leur rappeler une fois de plus que la guerre est partout, jusque dans les moments qui devraient appartenir à l’enfance. Que peuvent ressentir ces enfants lorsqu’un jeu qui représentait pour eux un espace de liberté, de joie et d’évasion devient soudain une source de peur ? Comment expliquer à un enfant qu’il doit renoncer à l’un des rares moments où il se sent simplement enfant, parce que même son cerf-volant peut désormais être perçu comme une menace ? voilà qu’on leur demande aussi de renoncer au ciel. Cela peut provoquer chez eux un profond sentiment, d’injustice, d’incompréhension et d’insécurité.

 

Cette situation montre à quel point la population de Gaza, et notamment les enfants, vit dans une peur permanente : même un simple jeu d’enfant peut désormais devenir un prétexte à l’escalade et aux bombardements. Selon quel droit, quelle loi ou quelle norme peut-on considérer le cerf-volant d’un enfant comme une menace, au point de vouloir le prendre pour cible ?

 

- Halte aux opérations militaires israéliennes à Gaza, dans les territoires occupés, en Cisjordanie et au Liban !

- Dénonciation de l'accord d'association UE-Israël !

- Halte au commerce des armes !

- Accès massif et inconditionnel à l'aide humanitaire !

- Poursuite des criminels !

 

Rassemblement à Bourges, samedi 5 septembre, 

14H30, devant l'ancienne Maison de la Culture

 

Le collectif Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens du Cher est composé des organisations : Attac18, CCFD-Terre solidaire, CNT-SO, FSU, Confédération paysanne, Ki-6-Col’, La Cimade, L'Après, Miranda-Comité de vigilance, LDH section de Bourges, LFI18, Medina, MJCF18, Mouvement de la Paix, NPA18, Palestine18, PCF-Fédération du Cher, PCOF18, POI, Solidaires18, UD-CGT du Cher, Union communiste libertaire.
Contact : Eve-Marie Maniez (06 24 35 36 84) ou Jeannick Leprêtre (06 64 39 43 75)



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