Méga bassines - Ni dans le Cher ni ailleurs !
Savez-vous que 8 méga-bassines sont dans les tuyaux dans le Cher ? Non ? Les porteur.ses de projets et les élu.es qui les soutiennent se gardent bien d'en informer les habitants et habitantes de notre territoire ! Les décisions sont prises sans véritable concertation populaire, au profit d'une minorité d'exploitants et exploitantes agricoles qui servent l'agro-industrie.
Parcourons ensemble les sous-bassins qui seront impactés par ces chantiers destructeurs : le dimanche 28 juin, à vélo ou à pied, nous arpenterons nos paysages pour comprendre les enjeux qui traversent l'agriculture aujourd'hui et pour alerter les habitantes et habitants des villages concernés. Une randonnée pédagogique, militante et festive.
Nous ré-affirmerons notre détermination à protéger l'eau qui est notre bien commun, et à soutenir les transformations du modèle agricole vers des pratiques socialement et écologiquement plus justes.
Dans le Cher, pour remplir les 8 méga bassines en projet, ce sont près de 5 millions de m3 d'eau qui seraient pompés directement dans les nappes phréatiques alors même que leur niveau est chaque année plus critique. Les périodes de sécheresse sont de plus en plus fréquentes, longues et sévères, alors que l’approvisionnement en eau potable des populations est régulièrement menacé.
Les bassines servent à irriguer majoritairement des cultures non vivrières, non adaptées au changement climatique, et destinées à l'export ou la spéculation. Présentées comme une solution miracle, elles empêchent les agriculteurs et agricultrices de se projeter vers des pratiques plus soutenables. Pourtant, ces pratiques existent, sont déjà à l'oeuvre et sont efficaces. Elles doivent être soutenues par les politiques publiques. Au lieu de cela, l'Agence de l'eau Loire-Bretagne préfère financer à 70 % les méga bassines... Cela représenterait 32 millions d'euros dans le Cher ! Des financements qui proviennent directement des factures d'eau payées par les habitants et habitantes, alors même qu'ils et elles n'ont aucun pouvoir de décision dans les instances de gestion de l'eau.
La Loi d'Urgence Agricole (LUA) qui vient d'être adoptée à l'Assemblée nationale représente un recul effroyable en la matière : l'article 5 dévoie les procédures d'autorisation pour la construction des bassines, et supprime les quelques maigres consultations citoyennes qui conditionnaient les autorisations environnementales. Il permet aussi aux préfectures de prolonger pendant deux ans une autorisation de prélèvement d'eau pourtant annulée par la justice. Les député.es d'extrême droite ont obtenu que soit supprimée la notion de "sobriété" en matière d'irrigation et le gouvernement est parvenu à faire passer une mesure qui risque de faire disparaître les zones humides, dont le rôle sur le cycle de l'eau est pourtant essentiel.
Il est temps de faire entendre nos voix plus fort !
Depuis 2021, le collectif Bassines Non Merci Berry participe aux mobilisations partout où sont annoncés des démarrages de chantiers. C'est aussi ici qu'il faudra se battre. Retrouvons-nous, informons-nous, imaginons ensemble les mobilisations de demain.
Rendez-vous dimanche 28 juin à 9 h 30 à Mehun-sur-Yèvre.
Notre programme complet sera bientôt disponible sur https://www.bassinesnonmerci.
Vous souhaitez appeler à participer à cet événement ?
Lien vers le formulaire d'appel : https://framaforms.org/mega-
Vous souhaitez soutenir notre organisation ?
https://www.helloasso.com/
Pour en savoir plus sur le système bassines : https://www.bassinesnonmerci.