Exilés à Athènes

17/12/2017 12:31

Les apparences dominent, et quelquefois même elles peuvent être sucrées. Car d’habitude, elles s’avèrent plutôt amères. Ainsi, comme lors de la pseudo-grève générale, jeudi dernier, initiée par les derniers syndicats simulacres (sans doute les derniers des syndicats tout court). Seul le petit monde qui manifestait devant le pseudo-Parlement (jeudi et vendredi derniers), faute de pouvoir agir autrement, fut si beau et si triste, ceci seulement, car il incarne singulièrement et enfin le réel. Bientôt Noël !

 

La grève supposée générale n’aura concerné que le secteur public (hôpitaux compris) et encore, les médias, et alors partiellement les transports en commun. Les “syndicats”, lesquels prétendent encore à la blague unitaire (étant évidemment et historiquement divisés), ils n’ont cette semaine que partiellement fait converger leurs “troupes” vers la Place de la (défunte) Constitution. Les apparences dominent... en se ridiculisant.

Lorsque toute une société est attaquée, disloquée de la sorte, et son pays avec, quand la prédation devient d’ailleurs la seule règle appliquée, d’en haut comme d’en bas, cette pratique de division sociale (et sociétale) de la part des “syndicats”, ne relève d’autre chose que de la programmation très exacte des tenants du pouvoir en matière d’ingénierie sociale et de contrôle de la société (en canalisant au besoin “ses” formes de “contestation”).

Les dirigeants des dites centrales syndicales (désormais autant haïs que les politiques par une large population grecque, il faut autant le préciser), participant comme on sait (à l’ultime ?) festin des maîtres néolibéraux ; cela, à l’instar de l’ensemble du méta-monde des politiques et des partis. Et en Grèce, ce phénomène est enfin très précisément palpable car SYRIZA nous a ouvert les yeux, comme il a définitivement fermé nos dernières lucarnes d’espoir quant à agir par le biais des institutions politiques prétendument disponibles, gauche(s) et droite(s) comprises et notamment confondues.

 

Source et article complet : http://www.greekcrisis.fr/2017/12/Fr0651.html