Le collectif CODAC

 

Le collectif CODAC (Collectif On Dort Au Chaud) peut être contacté à l’adresse suivante : codac18@netcourrier.com

Vous pouvez également suivre le CODAC sur Facebook : https://www.facebook.com/codacBourges/

 

 

RASSEMBLEMENT - SITTING

TOUS LES MARDIS - de 12h à 14h

PLACE DE L'EUROPE - BOURGES


les rassemblements reprendront vers le 15 août

le fil d'actualité du CODAC

Visite au Formule 1 du Subdray où sont arrivés une douzaine de demandeurs d'asile en procédure Dublin

30/07/2017 12:22
Nous avons visité brièvement le Formule 1 où sont arrivés une douzaine de demandeurs d'asile en procédure Dublin récemment et où en arriveront beaucoup d'autres. Ils semblent avoir été envoyés ici de Paris. Et ils seront très certainement notifiés rapidement de leur renvoi vers un autre pays...

La France déporte vers l'Italie qui travaille avec les bandes d'assassins libyens

14/07/2017 15:57
Des déportations à Bourges Ces dernières semaines, les agents du commissariat de la police nationale à Bourges ont déporté des demandeurs d'asile vers des centres de rétention pour les renvoyer en Italie. Ceci dans le contexte des accords italo-libyens voués à payer des bandes armées pour...

Expulsions forcées de migrants

12/07/2017 20:41
Depuis quelques jours, la préfecture qui a tous les droits d'accorder la possibilité à un demandeur d'asile de faire sa demande en France, applique avec zèle la procédure Dublin. Celle-ci permet à des pays de déporter des migrants vers le premier pays d'Europe traversé où leurs empreintes ont été...

Parlons-nous de vous - sur Radio Resonance

06/07/2017 11:34
Parlons-nous de vous - proposé par Daniel Arnaison. Invitées Catherine et Pascale, du CODAC Le CODAC (Comité on dort au chaud) se consacre de manière plutôt informelle à éviter que des réfugiés restent privés de leurs droits essentiels à Bourges. Catherine et Pascale se confient sur leurs...

Communiqué de presse du CODAC - Rassemblement tous les mardis

06/07/2017 11:29
Cela fait maintenant le 4e mardi que des membres du CODAC manifestent leur présence au rond point de l’Europe à l’heure du déjeuner afin de dénoncer la situation extrêmement difficile que vivent au quotidien les demandeurs d’asile à Bourges, sans abri ni fournitures d’aliments ou de repas....

Nouvel appel (tract)

17/06/2017 10:44
Le texte suivant est tiré d'un tract que vous pouvez imprimer et distribuer : Tract CODAC.pdf (48767)   A BOURGES, UNE QUARANTAINE DE RÉFUGIÉS SONT A LA RUE sans hébergement, sans repas.   La loi oblige l’État à l’accueil inconditionnel de toute personne en situation de détresse et à...

Rendez-vous réguliers pour dénoncer la situation

12/06/2017 19:41
Mardi 06 juin, vous avez été nombreux à venir devant le restaurant d'entreprise, en soutien des migrants privés de nourriture et d'hébergement à Bourges. Cette action symbolique avait pour but d'alerter sur l'inaction irresponsable de la préfecture et des autorités compétentes pour régler la...

Mardi 6 Juin 2017 – Action du CODAC à Bourges

05/06/2017 19:10
Demain mardi 06 juin à 12h, le CODAC met en place une action, vers midi au restaurant administratif (Trésor Public), rue du 95e de ligne à Bourges. Le but étant de communiquer sur la situation désastreuse que vivent les migrants/réfugiés à Bourges, notamment sur L’HEBERGEMENT INEXISTANT ET LES...

Adoma remporte le marché PRAHDA et prépare l’après-CAO

10/05/2017 14:23
Depuis l’expulsion de la jungle de Calais dans la semaine du 24 octobre 2016, plusieurs milliers de personnes ont été déplacées dans des centres d’accueil et d’orientation aux quatre coins de l’hexagonie. Ces structures temporaires sont vouées à fermer pour la plupart dans le courant de l’été. Le...

Résumé de la situation à Bourges (25/04/2017)

25/04/2017 14:40
Actuellement notre collectif épaule 16 personnes qui sont en accueil d'urgence, et une famille avec 3 enfants. RESTENT 12 DEMANDEURS D'ASILE en accueil d'urgence c'est à dire dehors une nuit sur 3 environ, et toutes sans presque rien à manger pour l'instant (colis des Resto du Cœur c'est à peu...

Guide juridique de l hébergement des refugiés

Réalisé par Le Comité de vigilance pour la défense des droits des étrangers / MIRANDA - La Coordination du Berry pour le droit d’asile – Le CODAC Collectif On Dort Au Chaud

 

>> Téléchargez, diffuser le guide juridique de l’hébergement des refugiés : Guide hébergement des étrangers.pdf (424681)

Scène de la solidarité - Concert de soutien au CODAC

C'était ce mardi 18 avril, concert organisé par l' association Abssices.

 

Communiqué de presse du CODAC  (12/04/2017) :

Depuis le 29 novembre, à Bourges, malgré les carences d’hébergement, aucun.e demandeur.euse d’asile n’a dormi dehors.
Le CODAC y a pris sa part en assurant plus de 250 fois, en urgence, les mises à l’abri citoyennes de tout.e  migrant.e refusé.e par le 115 et restant sans aucune solution.
Il a souvent fourni des repas en fin d'hiver.
Il a informé et alerté sur les carences constatées tout au long de ces 4 derniers mois.

Depuis le 31 mars, les prestations en matière d hébergement et  de restauration déjà insuffisantes,  diminuent encore ou s’arrêtent.
Nous nous alarmons de constater l'état d'épuisement des gens que nous secourons, du fait de leur précarité en matière d'hébergement et maintenant de leur précarité  alimentaire. Pour certains cette situation dure depuis des mois.
Nous nous demandons sérieusement si les autorités en place mesurent le drame qu'est devenu la vie de ces personnes, car nous percevons peu de changements et par contre, une aggravation inquiétante de la situation.

Nous mettons à ce jour  un terme à nos actions de veille citoyenne et d’hébergement systématique, qui furent initiés cet hiver au titre de l’assistance à personnes en danger.
C’est en effet à l’état qu’il incombe  l’obligation de pourvoir aux besoins primaires (dont le logement et la nourriture) de ces gens qui n'ont pas l'autorisation de travailler et sont sans aucune ressource financière pendant les 3 premiers mois de leur séjour en France.
Nous réorganisons notre fonctionnement pour pouvoir rester solidaires des demandeurs d'asile que nous avons rencontré cet hiver. nous nous étonnons que depuis mi janvier, aucun n'ai pu accéder à un hébergement continu.


Nous avons invité tous les hébergeurs nous ayant fait confiance et auxquels nous rendons hommage, à prolonger leurs actions solidaires envers un.e réfugié.e d'une manière différente avec le CODAC, ou en dehors du CODAC en se mettant en relation avec le 115 ou la DDCSPP en proposant des chambres/lits,et/ou à manifester leur désaccord auprès des autorités sur le sort misérable réservé aux migrant.es, et à demander l'application des lois qui protègent ces populations très vulnérables.

Contact : codac18@netcourrier.com

 

Projection du film « FAJARA – Calais sur le chemin de l’espoir »

Le 21 et 22 mars au soir, nous recevions Isabelle Grenet, réalisatrice du film documentaire « FAJARA – Calais sur le chemin de l’espoir »

 

 

CODAC Collectif On Dort Au Chaud…

 

Sous cette appellation bon enfant et anodine se cachent de dangereux prédateurs

 

Depuis novembre 2016 ils attrapent dans les rues tous les migrants qui dorment tranquillement dehors et  les forcent à dormir chez eux ou chez leurs potes.  Ils ont récidivé plus de 200 fois et fait des dizaines de victimes, dont des femmes et des mineurs.

Et ce n’est pas tout !

Ils les obligent également à avaler des trucs, à cuisiner des trucs, à apprendre des trucs, à assister à des trucs, à s’inscrire à des trucs, à visiter des trucs, à faire pousser des trucs.

Les migrants qui se croient à l’abri car ils ne dorment pas dehors sont parfois également leurs victimes et ils leur réservent le même sort.

 

IL FAUT QUE CE SCANDALE  CESSE

 

Comment reconnaitre les Codac : plutôt nocturnes, ils sillonnent la ville à la recherche de leurs victimes. Ont des cernes sous les yeux et l’air louche. Paradoxalement, l’abondance de proies les rend nerveux.

 

Comment éradiquer les CODAC ? c’est difficile, ils ne sont pas organisés en association, n’ont ni chef, ni trésorerie, ni communication et alternent les phases de discrétion et d’extrême agitation.

Cela reste néanmoins possible ;

 

L’état pourrait par exemple prendre ses responsabilités et loger et nourrir décemment les migrants présents à Bourges, comme la loi l’y oblige.

 

Vous pouvez aussi tenter de raisonner les Codac en les contactant sur leur boite mail : codac18@netcourrier.com Vous pouvez également les appâter en leur proposant du chocolat, des cours, des sorties culturelles, des hébergements pour les réfugiés (ils gardent le chocolat).

 

Dimanche 19 Mars 2017 - MARCHONS pour résister aux violences policières

« Nous appelons à manifester le 19 mars pour la Justice et la Dignité parce que :
- La revendication légitime de Vérité et de Justice portée par les familles victimes de violences policières doit être soutenue.
- La banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel sont inacceptables.
- Les droits démocratiques doivent être défendus face à l’Etat d’urgence et aux mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme.
- L'accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous les sans-papiers doivent être opposés à l'Europe forteresse. »

 

Ces quatre points et l’appel à manifester constituent la base du Collectif 19 mars.

Il est temps de constituer un mouvement large unitaire antiraciste, combatif et solidaire qui fasse le lien avec les autres résistances sociales en oeuvre. Un mouvement qui s’inscrive dans cette période électorale et au-delà.
 

Alors soyons nombreux à marcher dans les rues de Paris le 19 mars pour la Justice et la Dignité !

    

CHIFFRES DES LAISSES-POUR-COMPTE (CONNUS) DE L’HEBERGEMENT DANS LE CHER, ACCUEILLIS PAR DES ASSOCIATIONS ET DES CITOYENS EN 2016.

LE SECOURS CATHOLIQUE / PASSERELLES : 2919 nuitées.

 

Lors de l’arrivée massive de réfugiés du Kossovo, à la fin des années 90, la Délégation du Cher du Secours Catholique a été sollicitée par les autorités locales pour accompagner, avec ses bénévoles, l’installation et l’accompagnement du premier contingent dirigé sur Bourges. Il a été très vite nécessaire de compléter le savoir faire de l’accueil de personnes en grande précarité, par l’acquisition de compétences dans le domaine linguistique et administratif. La réputation acquise de ce savoir faire du Secours Catholique dans l’accueil de réfugiés et l’aide à l’ensemble des problèmes à résoudre, à commencer par le difficile cheminement administratif vers les préfectures, fut vite transmise par le bouche à oreille. L’affluence de cette nouvelle population dans les permanences locales amena peu à peu à former et spécialiser des personnels et des bénévoles pour répondre à des besoins très spécifiques.

En 2005, a été ouvert un lieu d’accueil spécialisé, « PasserelleS », aujourd’hui rue des Poulies, à Bourges. En 2015, PasserelleS a comptabilisé la conduite de 180 situationspour 385 passages de personnes, dans un éventail de 36 nationalités. Se sontdéveloppées en même temps des activités d’apprentissage de la langue et de formation à l’outil informatique, avec l’aide d’une quinzaine de bénévoles de toutes formations, sous la responsabilité d’une animatrice salariée.

 

>> Hébergements suppléant aux carences de l’État en 2016 :

- du 1er mai au 31 Août : 9 personnes en continu (x 123 nuits = 1 107 nuitées)

- du 10 juillet au 6 septembre : 5 jeunes majeurs sortants de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) (x 57 nuits = 228 nuitées)

- depuis le 1er Septembre : 12 personnes (x 132 nuits au 10/01/17 = 1 584 nuitées)

 

LA COORDINATION DU BERRY POUR LE DROIT D’ASILE : environ 150 nuitées.

 

Depuis l'hiver 2015-2016, un mouvement s'est organisé autour des conditions d'accueil et de vie faites aux personnes étrangères arrivant dans notre région. Il repose sur une charte des adhérents s’inspirant largement du modèle national de la Coordination Française pour le Droit d’Asile (CFDA). Ce mouvement s'est largement étendu depuis sa création à des associations et des particuliers ayant des sensibilités convergentes sur ce sujet de l’accueil aux réfugiés et aux migrants.

En ce qui concerne l'hébergement, la coordination a été - et est toujours – motrice pour la mise en oeuvre de dépannages ponctuels, devant la carence des pouvoirs publics à répondre aux obligations légales de l’hébergement d’urgence en direction des personnes sans abri. Des personnes ou des familles se sont portées volontaires pour une nuit ou plus, selon leurs possibilités d’accueil et leurs disponibilités, (l’accompagnement administratif et social demeurant assuré par ailleurs). Ce fut le cas également pour 5 jeunes majeurs de 18 ans d’origine étrangère, sortant complètement démunis de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) et sans solution de prise en charge dès le début juillet 2016. En contrepartie, la Coordination mène systématiquement des actions de plaidoyer afin d’alerter l’opinion publique devant la carence de l’Etat.

 

>> Hébergements suppléant aux carences de l’État en 2016 :

Depuis avril 2016, environ 150 nuitées.

 

LE COLLECTIF ON DORT AU CHAUD (CODAC) : 103 nuitées.

 

Le CODAC a été activé le 29 novembre 2016 par un groupe de citoyens en dehors de toute structure associative, sur la base du constat de la persistance de plusieurs réfugiés à la rue et à l'occasion d'une brusque baisse des températures (- 5°C).

Son principe : à 21h30, heure des désistements, 2 personnes (sur les 6 actifs) se rendent aux portes de l'abri de nuit et attendent que les responsables du 115 annoncent si des places supplémentaires se libèrent. Les personnes sans solution sont alors connues et réparties et il leur est proposé de passer la nuit chez des particuliers, qui viennent ou non les chercher (sinon ce sont les permanents qui les conduisent).

Depuis le premier jour, le CODAC se positionne comme agissant de manière ponctuelle, dans l'urgence, et au titre de l'« assistance à personnes en danger », sans aucune volonté de s’inscrire dans le paysage de l'hébergement des réfugiés. Il s’associe aux revendications de la Coordination, présentées à la préfecture du Cher en décembre 2016, de « Zéro nuit dehors ».

Sa démarche fut, dans un premier temps, de se substituer à des accueils ressentis comme provisoirement en crise, avant d'évoluer vers une action citoyenne ayant pour unique revendication le respect et l'application de la loi par l'État et ses représentants. Il ne se considère pas non plus comme acteur de la désobéissance civile mais au contraire comme légaliste, la violation de la loi étant ici le fait des autorités en place.

 

>> Hébergements suppléant aux carences de l’État en 2016 :

Du 29 novembre au 31 décembre 2016 : 80 nuitées formellement identifiées, mais 103 fournies réellement.

 

Hébergements en 2016 pour les trois structures :

Passerelle……………….. 2 919 nuitées

Coordination……………… 150 nuitées

CODAC……………………. 103 nuitées

>> Soit 3172 nuitées sur les cas dont nous avons eu connaissance…

 

Document source :  Guide droit à l’hébergement des étrangers – 20 janvier 2017 Guide hébergement des étrangers.pdf (424681)

 

Un collectif d'habitants aide ceux qui n’ont pas de solution de logement

Article du 16/01/2017 - LE B.R

 

Ils sont une dizaine d’habitants réunie dans le Codac (le Collectif on dort au chaud) à faire des rondes de nuit devant le 115. Objectif ? S’assurer que personne ne dort dehors.

Depuis novembre, tous les soirs à partir de 21 h 30, une ronde citoyenne est organisée par une dizaine d'habitants. Leur objectif ? S'assurer que personne ne se retrouve aux portes de l'accueil d'urgence du 115 faute de place ou bien encore faute de pouvoir y prétendre. Des citoyens regroupés au sein d'un collectif : le Collectif on dort au chaud (Codac).

Article complet : http://www.leberry.fr/bourges/politique/2017/01/16/un-collectif-d-habitants-aide-ceux-qui-nont-pas-de-solution-de-logement_12243739.html

 

Communiqué de presse du CODAC (n°2) : carences de l'hébergement d'urgence à Bourges

  Les soirs se suivent et se ressemblent :


Dans la nuit du mardi 03 janvier au mercredi 04 janvier, deux personnes se sont retrouvées sans hébergement à l'accueil de nuit :
 

  • malgré leurs appels au 115,
  • malgré leur présence devant la porte de l'accueil de nuit dans l'espoir d'un désistement ou d'une solution de dernière minute,
  • malgré les températures négatives,
  • malgré leurs qualités de jeune femme isolée pour l'une, et de mineur de 15 ans isolé en attente d'une reconnaissance de sa minorité pour l'autre.


Ces deux personnes en grand danger du fait des températures et de leur vulnérabilité ont été mises à l'abri par un membre du CODAC (mineur isolé de 15 ans "considéré comme majeur : il n'a pas encore pu faire la preuve de sa minorité") et par une personne extérieure au CODAC (femme isolée).

Nous réitérons notre appel au respect de la loi et à l'accueil immédiat et inconditionnel de toute personne privée d'abri conformément aux lois en vigueur, actuellement foulées aux pieds par la Préfecture du Cher et conformément aux récentes déclarations faites dans la presse par Madame la Préfète de ne laisser personne dehors.

le CODAC, Collectif On dort Au Chaud, Collectif de Citoyens palliant depuis 5 semaines les manquements de l'état à ses obligations et ouvrant leur porte presque chaque soir aux refusés du 115.

 

 

Communiqué de presse du CODAC : Hébergement d'Urgence non assuré  le soir du 02 janvier 2017

La nuit du lundi 02/01/17 au 03/01/17) une femme de 26 ans s'est retrouvée pour la 3ème fois en 2 mois, sans solution d'hébergement, malgré ses appels réitérés au 115.

Et ce malgré la température négative (-3°C), le fait qu'elle soit une femme, seule dans les rues et  après qu'elle se soit présentée à l'accueil de nuit dans l'attente d'un désistement ou d'une solution de dernière minute.

Et ce en dépit :

 

  • des déclarations de Madame la Préfète qui a assuré que quiconque solliciterait un hébergement d'urgence serait pris en charge, s'il se manifestait. Nous la citons : "des places sur Bourges, il y en a suffisamment pour héberger tous ceux qui en ont besoin" (BR du 26/12/16),
  • des engagement de Mr Rosay, sous-préfet, qui a déclaré le 29/12/16 qu'il "n'hésitera pas 1/4 de seconde à donner, par grand froid, une chambre d'hôtel à celui dont la vie ou la santé serait menacée, s'il en avait connaissance",
  • de l'obligation inconditionnelle et immédiate de procurer un abri de nuit à celui qui s'en trouve privé,
  • des 17 jugements condamnant la Préfecture à fournir des hébergements adaptés à autant de personnes,
  • des alertes,  courriers et conférence de presse émanant des associations locales contraintes de se substituer à l'état,
  • du rendez-vous du 29/12/16 Préfecture/Coordination du Berry concernant les carences en matière d'hébergement d'urgence,
  • des très nombreux logements vides à Bourges,
  • des solutions alternatives non utilisées : nuits d'hôtel ou à l'auberge de jeunesse,de l'intervention du CODAC (Collectif On Dort Au Chaud, créé dans l'urgence fin novembre 2016), qui a porté à la connaissance de la Préfecture la mise à l'abri de personnes à la rue, à raison de plus de 75 nuitées entre les semaines 48 et 52, par de simples citoyens, dans le cadre de "l'assistance à personne en danger".



Madame la Préfète et Monsieur le sous-préfet du Cher ont donc menti et ont failli à leur engagement et à leur mission.

Depuis 5 semaines nous, simples citoyens, organisés pour la circonstance en Collectif, pallions  les  carences de l'état et ouvrons nos portes le soir, principalement à des réfugiés primo arrivant ou demandeurs d'asile que nous trouvons dans un état d'épuisement physique et moral parfois impressionnant. Parmi eux des femmes isolées, un mineur malade, des couples.
Hier soir, la jeune demandeuse d'asile sans hébergement a été récupérée dans la rue  "in extremis" à 21h45 par l'un d'entre nous et mise à l'abri pour la nuit.

Il s'agit de la part des pouvoirs publics et de leurs représentants locaux de traitements cruels, dégradants et mettant en péril la vie des personnes concernées.

Nous réclamons maintenant que l'objectif "zéro personne dans la rue" soit enfin respecté, ce qui n'est toujours pas le cas.

Notre rôle n'est en aucun cas de nous substituer à l'état défaillant, après avoir porté assistance à des personnes en danger et en détresse pendant 5 semaines, nous appelons au solutionnement rapide et pérenne d'une situation choquante et  illégale.

Le CODAC, (On Dort Au Chaud) Collectif de Citoyens souhaitant se dissoudre au plus vite.
Contact : codac18@netcourrier.com

Dehors par -5

L’hiver est toujours la saison qui montre de la façon la plus crûe comment nous laissons à la rue bon nombre de personnes, alors que nous avons le pouvoir d’offrir le logis à quiconque.

 

L’hiver 2016 est particulièrement féroce, les températures sont extrêmes la nuit, et des gens sont sans endroit où dormir au chaud. Des citoyens attentifs à cette question ont pu constater qu’une vingtaine de réfugiés, dont des enfants, un mineur isolé et des femmes isolées se trouvaient notamment dans cette situation. L’hébergement d’urgence proposé par le 115 étant saturé chaque soir, ils se retrouvent une nuit sur trois sans toit (le 115 effectue un roulement).

 

Les sans-abri signalent chaque jour qu’ils cherchent un endroit où se réfugier, mais le nombre de places étant insuffisant, jusqu’à dix personnes se retrouvent à la porte le soir même vers 21h30.

 

Les citoyens mentionnés plus haut, réunis en un collectif, ont déjà alerté la mairie et la préfecture du manque de place. En attendant une réaction de la part des autorités, ils se déplacent chaque soir pour proposer des lits aux sans abris restants.

 

On peut supposer que les autorités sont parfaitement conscientes de la situation puisque les associations qui accueillent le savent et peuvent en témoigner. Mais à moins d’une pression politique plus importante, elles ne feront probablement rien de plus pour les sans abris. Pourtant, la loi indique clairement l’obligation pour les communes de proposer un hébergement d’urgence pour toute personne dans la nécessité, et notamment les réfugiés.

 

Nous appelons les volontaires à réclamer un toit pour tous. Ceux qui peuvent proposer un lit de temps en temps sont invités à se rendre au 115, 52 rue max Dormoy à Bourges, pour se rendre compte de la situation. D’autres villes ont su gérer celle-ci et se conformer à la loi. Les élus de la ville de Bourges, l’Etat et la préfecture peinent-ils à faire appliquer les lois garantissant le bien être de tous, alors que nombre de bâtiments sont vides et pourraient être utilisés en autogestion ?

 

Le collectif CODAC (Collectif On Dort Au Chaud) peut être contacté à l’adresse suivante : codac18@netcourrier.com